mardi 8 janvier 2013

Ecrire










Des crocs
sur mon épaule

cherchent à se poser

morsure toute proche
je n’ai que trop connu la glace faim d’oser
 m’enfuir de cette geôle.

La peau barricadée rêve de vagues blondes
d’un soleil de froment
promenant son ennui oblique sur les ondes
un épi pour gréement

Franchir
la porte grise aux fausses majoliques
briser
le regorgeant
 plastron du déjà dit aux sentences septiques

débusquer
le rongeant
de mes tristes topiques

Savoir
les intrigues de bugles au-delà du rideau
leur rire carnassier
et leur  voix de corbeau
et

  l'étouffant remugle
confettis minuscules d’un feulement tout  chaud
sur le cuivre posé

Boire
les flaques de nuit sur le chemin qui tombe
à la renverse moi dans tous tes bas - côtés
d’un doigt léger plus doux
plus humble qu’une aurore
repriser les filets de virginaux encore
indigente renaître
et au delà du bleu
qui cercle ma fenêtre
voir le rouge surgir.
Ecrire...

Toile de Paul Klee


Avec l'adorable contribution de Merlin,
trois  versions des Berceaux de Fauré , poème de Prudhomme

Véronique Gens pour la pudeur et la féminité


François Le Roux pour la diction très contemporaine


et

  Gérard Souzay, le mélodiste français de ce siècle,
unique de  puissance  retenue.

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