jeudi 28 février 2013

Vimes





vime


              Chez nous on les appelle Vimes
      et leur
couleur dressée
                   dessus la terre grise
            épèle des berceaux qu'autrefois ils tressaient

 

       

     Leurs branches bien rangées
                    n'espèrent pas plus haut
               que ce goût de flambée entre les rangs de vignes.


            Au moindre coup du vent
                     l'argent mort à leurs pieds
                           fait un bruit de crécelle
             
                  Et nous qui tisonnons le ciel
      quand de l'eau qui les prend
                          ils font naître un brasier !



vime

Gabriel Fauré, les Berceaux:





Le chevreuil

">Ici votre article




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Rentrant hier d'une promenade dans un des petits bois tout proches de chez nous, une délicieuse rencontre.
Tranquillement couché sur l'herbe,
il n'a pas semblé s'émouvoir de notre présence.
Il nous a fallu nous agiter un peu pour le déloger de sa sieste
et filmer ce moment rare où les bêtes
se laissent approcher par l'homme
en pleine lumière...


chevreuil 2


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Le terre-plein sur lequel il ruminait se trouve en contrebas de l'autoroute
d'où le bruit de fond assez pénible des vidéos qui suivent.
Ses doubles bois indiquent un jeune mâle.

Lecture de la vidéo ici si le fichier ci-dessous ne s'ouvre pas chez vous.

 

            
                    


Idem pour la seconde vidéo qui le voit s'enfuir. Lien ici.


            
                 



Il a traversé calmement la route à 20 mètres de nous
comme savent le faire ces rois qui ne craignent ni la nuit
ni la route.
Délicieuse rencontre.

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Cadeau, un poème de Ronsard offert hier par Jean-Pierre en illustration de cet article, merci à toi...

Comme un Chevreuil, quand le printemps détruit
L’oiseux cristal de la morne gelée,
Pour mieux brouter l’herbette emmiellée

Hors de son bois avec l’Aube s’enfuit,

Et seul, et sûr, loin de chien et de bruit,
Or’ sur un mont, or’ dans une vallée,
Or’ près d’une onde à l’écart recelée,
Libre folâtre où son pied le conduit :

De rets ni d’arc sa liberté n’a crainte,
Sinon alors que sa vie est atteinte,
D’un trait meurtrier empourpré de son sang :

Ainsi j’allais sans espoir de dommage,
Le jour qu’un œil sur l’avril de mon âge
Tira d’un coup mille traits dans mon flanc."






Le dire avec des fleurs




Sur les chemins, dans les fossés,
 sur les montagnes au bord des rus...
pas plus gros que le poing d'un tout petit enfant

humbles bouquets d'Auvergne
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La Fleurie de François Couperin


Bonne et heureuse Année 2009 à tous
qu'elle vous apporte la paix,
réussite dans vos recherches
et oeuvres diverses
la joie de voir renaître un monde plus humain

Que la vie vous soit douce toujours.



Cazaugitat en habits printaniers





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Bien sûr le ciel est de ce gris presque métallique qui annonce  l'orage, bien sûr il fait encore frais... Bien sûr,  cette nuée pourrait être désespérante  dans son rappel de la luminosité pâle qui fut celle de l'automne puis de l'hiver. Mais, dans ce coin délicieux où en saison poussent des milliers d'orchidées sauvages, qu'elle est merveilleuse cette nature qui explose de couleurs et de Vie et cherche à contrarier la monotonie de la palette des nuages!

Dans les rangs de vigne, les tulipes se parent d'un vermillon bien printanier, insouciantes des pas qui risquent de les rendre à la glaise.
Au loin les silhouettes encore nues des vieux arbres appellent un soleil dont on devine aux mille blondeurs du  vert et à cette courbe où les  bosquets s'enfoncent qu'il est tout proche et ne nous oublie pas...

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Une fritillaire arbore sa tenue pensive
au milieu des herbes déjà grasses et hautes.
Il en pousse par milliers à perte de vue


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Les anémones sauvages sont revenues, elles aussi, pimpantes et gaies

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Et pendant tout ce temps, Dame demoiselle se sèche sur un chardon
La vie est belle!!


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Concerto pour harpe de Boieldieu




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                                             Estampes de Kawase Hasui



Non pas la fuite. Quoique...
La sécheresse accable nos régions
et nous rapproche de ces lieux où elle est permanente
privant les peuples de ce minimum vital dont nous n'avons même plus conscience


Non pas la fuite quoique...
Les réacteurs des centrales nucléaires japonaises poursuivent leur lente fusion sous les eaux
et contaminent actuellement jusqu'à 55 kilomètres autour de la centrale.
Dans l'indifférence générale...

Non pas la fuite mais un besoin de légèreté
alors que l'actualité sordide des derniers jours nous donne la nausée.


Non pas la fuite
mais une envie d'une autre musique.





ou bien si vous voulez ouvrir dans une pop up:



Ecouter la Musique


Concerto pour harpe et orchestre en Ut majeur de Boieldieu, Rondeau.


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Rencontre d'un autre type...



Elles ne savent ni l'une ni l'autre leur taille respective.
Que
voient-elles réellement l'une de l'autre
mystère...
Nous les avons mises face à face... pour voir.
Madame Ecrevisse provient d'une pêche matinale de Michel.
Madame Minette provient de son sommeil interrompu
pour la circonstance.
Il traine encore autour de ses oreilles ce halo lumineux
qui dit la persistance du rêve




La chatte ne fera que respirer
de tout son être mais surtout de la patte
avec douceur
 sans agressivité
cette bête étrange et qui semble tenir à sa carapace
et en même temps lui faire tellement confiance
qu'elle peut se permettre de tourner lentement le dos




Minette prend de l'assurance
elle voudrait jouer
Laisse-toi apprivoiser ...
Pas question ! dit Madame aux pinces en alerte.


Et la voici dressée sur sa queue
tandis que la chatte
hérisse la sienne.

Chacune son vocabulaire



Nous étions prêts à bondir si la féline manifestait la moindre agressivité
envers la petite bête.

Cela n'eut pas lieu.
Madame Minette finit par lui tourner le dos,
comprenant qu'elle n'aurait jamais le dessus
sur une adversaire aussi dé
terminée
et qui dansait un si valeureux ballet.

Madame Ecrevisse a rejoint ses soeurs au congélateur
où je les ai anesthésiées de froid
pour que leur court bouillon leur semble moins féroce...




Les financiers gâteux et leurs gâteaux gâtés


Sur une consigne de l'émission  " les Papous dans la tête"
les mots de la consigne sont en caractères épais.


Il était une fois des
financiers véreux
qui croyaient que l'argent, ô les vilaines teignes
à l'instar des p'tits pains multipliés par Dieu
ferait d'eux, en un monde où tout baigne
tant qu'on ne risque pas un regard au dehors,
des rois que rien ne conteste

Permettez! je proteste!!


Je n'ai d'argent ni d'or

en quelque caisse en bois ou coffre bien fermé
mon compte est bien souvent un oiseau déplumé
et je reste baba de ce monumental
fiasco de l'Ecureuil qui s'en est fait la malle.

Cela me ferait mal

que tous les épargnants aient encore pour des prunes
au chaud mis leur trésor entre des mains vandales
dont le rêve infantile est de toucher la Lune.
Il est même ministre pour s'en étonner?
mais où donnait
elle de la tête
cette bête?

Ainsi quelques malfrats joueraient à
carambole
en détroussant les uns des leurs honnêtes billes?
J'appelle ça du vol
et de faire justice une idée me fourmille!

On nous prend pour des
tartes un peu trop souvent
craignez, Manants, craignez le vent
qui ne tardera point à tourner furibond
craignez un faux rebond
qui sera à vos chairs aux indécentes faims
ce qu'on nomme le mieux de la fin.

Nous n'accepterons plus tous ces faux
macarons
que la publicité déverse
à longueur de journée sur vos enseignes où perce
une intuition marron
de banques en vadrouille
sans chemises, sans couilles
et sans pantalons.

Déjà que nous gouverne un régime de
bananes
s'il faut que nos banquiers se tiennent comme des ânes
où allons-nous? Nous y sommes déjà sans l'ombre d'un seul doute:
à banqueroute.

Mais sachez, mes
cocos,
que de votre déroute il sortira du bon!
Un jour prochain viendra une révolution.

Vous l'aurez bien cherchée, vous serez ra-pla-pla

en entendant chanter les ran de nos tambours,
en tatant de plus près le fer de nos râteaux...

Vous serez
chocolat
pour des jours et des jours
et peut-être des nuits
ça fait des siècles, oui
que nous voulons toucher notre part du gâteau.




Dix règles pour la décroissance





Manifeste des Casseurs de Pub



Par souci d'honnêteté, j'ai inscrit en bleu épais ce que je vis déjà
en rouge ce que je n'ai pas encore appliqué...

1 - Se libérer de la télévision  ( Nous n'avons plus la télé depuis bien six ans)

Pour rentrer dans la décroissance, la première étape est de prendre conscience de son conditionnement. Le vecteur majeur de ce conditionnement est la télévision. Notre premier choix sera de s’en libérer. Comme la société de consommation réduit l’humain à sa dimension économique — consommateur —, la télévision réduit l’information à sa surface, l’image. Média de la passivité, donc de la soumission, elle ne cesse de régresser l’individu. Par nature, la télévision exige la rapidité, elle ne supporte pas les discours de fond. La télévision est polluante dans sa production, dans son usage puis comme déchet. Nous lui préférerons notre vie intérieure, la création, apprendre à jouer de la musique, faire et regarder des spectacles vivants...
Pour nous informer nous avons le choix : la radio (sans pub), la lecture (sans pub), le théâtre, le cinéma (sans pub), les rencontres, etc.

2 - Se libérer de l’automobile
( pas encore totalement libérée, je l'utilise une fois par semaine pour acheter des produits que je ne pourrais ramener à pied )
Plus qu’un objet, l’automobile est le symbole de la société de consommation. Réservée aux 20 % les plus riches des habitants de la Terre, elle conduit inexorablement au suicide écologique par épuisement des ressources naturelles (nécessaires à sa production) ou par ses pollutions multiples qui, entre autres, engendre la montée de l’effet de serre. L’automobile provoque des guerres pour le pétrole dont la dernière en date est le conflit irakien. L’automobile a aussi pour conséquence une guerre sociale qui conduit à un mort toutes les heures rien qu’en France. L’automobile est un des fléaux écologique et social de notre temps.
Nous lui préférerons : le refus de l’hypermobilité, la volonté d’habiter près de son lieu de travail, la marche à pied, la bicyclette, le train, les transports en commun.

3 - Refuser de prendre l’avion
Refuser de prendre l’avion, c’est d’abord rompre avec l’idéologie dominante qui considère comme un droit inaliénable l’utilisation de ce mode de transport. Pourtant, moins de 10 % des humains ont déjà pris l’avion. Moins de 1% l’emprunte tous les ans. Ces 1 %, la classe dominante, sont les riches des pays riches. Ce sont eux qui détiennent les médias et fixent les normes sociales. L’avion est le mode de transport le plus polluant par personne transportée. Du fait de sa grande vitesse, il artificialise notre rapport à la distance.
Nous préférerons aller moins loin, mais mieux, à pied, en roulotte à cheval, à bicyclette ou en train, en bateau à voile, avec tous les véhicules sans moteur.

4 - Se libérer du téléphone portable
Le système engendre des besoins qui deviennent des dépendances. Ce qui est artificiel devient naturel. Comme nombre d’objets de la société de consommation, le téléphone est un faux besoin créé artificiellement par la pub. “ Avec le mobile, vous êtes mobilisable à tout instant ”. Avec le portable nous jetterons donc les fours micro-onde, les tondeuses à gazon et tous les objets inutiles de la société de consommation.
Nous préférerons au portable le téléphone, le courrier, la parole, mais surtout, nous tacherons d’exister par nous-même au lieu de chercher à combler un vide existentiel avec des objets.

5 - Boycotter la grande distribution
La grande distribution est indissociable de l’automobile. Elle déshumanise le travail, elle pollue et défigure les pourtours des villes, elle tue les centres-ville, elle favorise l’agriculture intensive, elle centralise le capital, etc. La liste des fléaux qu’elle représente est trop longue pour être énumérée ici.
Nous lui préférerons : avant tout moins consommer, l’autoproduction alimentaire (potager)puis les commerces de proximité, les marchés, les coopératives, l’artisanat. Cela nous conduira aussi à consommer moins ou à refuser les produits manufacturés.

6 - Manger peu de viande ( Nous consommons essentiellement volailles et poisson, pratiquement plus de porc ou de boeuf )
Ou mieux, manger végétarien. La condition réservée aux animaux d’élevage révèle la barbarie technoscientifique de notre civilisation. L’alimentation carnée est aussi une grave problématique écologique. Mieux vaut manger directement des céréales plutôt que d’utiliser des terres agricoles pour nourrir des animaux destinés à l’abattoir. Manger végétarien ou manger moins de viande doit aussi déboucher sur une meilleure hygiène alimentaire, moins riche en calories.

7 - Consommer local
Quand on achète une banane antillaise, on consomme aussi le pétrole nécessaire à son acheminement vers nos pays riches. Produire et consommer local est une des conditions majeures pour rentrer dans la décroissance, non dans un sens égoïste, bien sûr, mais au contraire pour que chaque peuple retrouve sa capacité à s’autosuffire. Par exemple, quand un paysan africain cultive des fèves de cacao pour enrichir quelques dirigeants corrompus, il ne cultive pas de quoi se nourrir et nourrir sa communauté.

8 - Se politiser: Nous nous investissons associativement et en faveur de ce combat pour la décroissance.
La société de consommation nous laisse le choix : entre Pepsi-Cola et Coca-Cola ou entre le café Carte noire et le café “ équitable ” Max Havelaar. Elle nous laisse le choix de consommateurs. Le marché n’est ni de droite, ni du centre, ni de gauche : il impose sa dictature financière en ayant pour objectif de refuser tout débat contradictoire et tout conflit d’idée. La réalité serait l’économie : aux humains de s’y soumettre. Ce totalitarisme est paradoxalement imposé au nom de la liberté de consommer. Le statut de consommateur est considéré comme supérieur à celui d’humain.
Nous préférerons nous politiser, comme personne, dans les associations, les partis, pour combattre la dictature des firmes. La démocratie exige une conquête permanente. Elle se meurt quand est elle abandonnée par ses citoyens. Il est aujourd’hui temps de lui insuffler les idées de la décroissance.

9 - Développement personnel
La société de consommation a besoin de consommateurs serviles et soumis qui ne désirent plus être des humains à part entière. Ceux-ci ne peuvent alors tenir que grâce à l’abrutissement, par exemple, devant la télévision, les “ loisirs ” ou la consommation de neuroleptiques (Proxac...).
Au contraire, la décroissance économique a pour condition un épanouissement social et humain. S’enrichir en développant sa vie intérieure. Privilégier la qualité de la relation à soi et aux autres au détriment de la volonté de posséder des objets qui vous posséderont à leur tour. Chercher à vivre en paix, en harmonie avec la nature, à ne pas céder à sa propre violence, voilà la vraie force.

10 - Cohérence
Les idées sont faites pour être vécues.

Si nous ne sommes pas capables de les mettre en pratique, elles n’auront pour seules fonctions que de faire vibrer notre ego.

Nous sommes tous dans le compromis, mais nous cherchons à tendre à plus de cohérence. C’est le gage de la crédibilité de nos discours. Changeons et le monde changera.

Cette liste n’est bien sûr pas exhaustive. A vous de la compléter. Mais si nous ne cherchons pas à tendre vers cette recherche de cohérence, nous serons réduit à nous apitoyer très hypocritement sur les conséquences de nos propres mode de vie. Evidemment, il n’est pas de mode de vie “ pur ” sur la Terre. Nous sommes tous dans le compromis et c’est bien ainsi.




Simplicité volontaire


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Dans le dernier numéro de Courrier International un dossier un peu trop court à mon goût mais qui a le mérite de lancer un débat hélas trop souvent cantonné à des cercles restreints montrés du doigts par la bien-pensance institutionnelle.
Cet article traite de la décroissance.

Vaste sujet mais qui est loin d’être une lubie de passionnés ou de doux prophètes.
Nous y viendrons NÉCESSAIREMENT.

Dans la mesure du possible je vous renverrai vers des liens.

Selon Richard Greg, inventeur de cette expression, la simplicité volontaire suppose " l'unicité d'intention, la sincérité et l'honnêteté extérieure, tout autant que le fait d'éviter l'encombrement extérieur ou d'accumuler des possession qui n'ont pas de rapport avec le but premier de la vie. "

Simplicité volontaire est donc la philosophie qui prône la fin de la croissance pour elle-même.

Bergson écrivait: L'esprit d'invention  ne s'est pas toujours exercé au mieux des intérêt de l'humanité. Il a créé une foule de besoins nouveaux; il ne s'est pas assez préoccupé d'assurer au plus grand nombre, à tous si c'était possible, la satisfaction des besoins anciens. Plus simplement: sans négliger le nécessaire, il a trop pensé au superflu... Des millions d'hommes ne mangent pas à leur faim et il en est qui meurent de faim."
Les Deux Sources de la Morale et de la Religion, p.325-326.
La décroissance n’est pas
le développement durable, concept dont les limites ne tarderont pas à se faire sentir quoique chacun se porte garant aujourd’hui de l'éthique qui le sous-tend dans les discours politiques convenus.

Ce n’est pas non plus une croissance négative, contrairement à ce qu’argumentent avec une immense mauvaise foi ceux qui tiennent les manettes de l’économie et ont naturellement tout intérêt à ce que les industriels, les publicitaires et les médias continuent de nous conduire en troupeaux vers ces lieux de vie que sont devenus les grandes surfaces aux produits chèrement manufacturés, riches en kérozène lorsqu’ ils nous viennent de pays lointains, jetables la plupart du temps.

Nous entrons dans une ère de turbulences:
Dérèglement du climat
Raréfaction des ressources énergétiques fossiles
Pénurie d’eau douce
Pandémies
Disparitions d’espèces
végétales et animales

et ceci un rythme plus croissant que la croissance elle-même.

On peut donc dire que la croissance pour elle-même se heurte aux limites de la biosphère et est génératrice de scandaleuses iniquités, tant en ce qui concerne l’usufruit que chaque être humain peut espérer avoir de la nature que de la capacité de régénération de la vie.
L’empreinte écologique permet de mesurer l’impact de notre consommation quotidienne sur notre planète.

Si tout le monde consommait comme un homme ou une femme d’affaires américain ou européen, il faudrait 11, 43 planètes telles que la Terre pour subvenir aux besoins de la population actuelle.

Si le comportement était celui d’un américain moyen, il faudrait 6, 81 planètes.

Celui d’un Européen moyen : 3, 4 planètes.
Celui d’un adolescent Suisse : 2, 67 planètes.
Celui d’un Chinois : moins d'une planète .
Celui d’un africain : 0,45 planète.

J’ai fait le test proposé par ce site,
il s’avère que si tout le monde consommait comme ma famille et moi, il faudrait 1, 50 planète pour subvenir aux besoins de toute l'humanité. Donc même en pratiquant la simplicité au quotidien, en vivant frugalement – j’entends dans ces postes qui sont ceux qui coûtent le plus à notre planète : chauffage, transports, recyclage etc - c’est encore trop.


Que pourrait être une politique de décroissance ?
Elle serait d’abord joyeuse et paisible.

J’ai souvenir de mes grands-parents. Ils vivaient de peu, faisaient tout eux mêmes et avaient encore du temps devant eux. Le jardin potager apportait le nécessaire toute l’année durant, les volailles, cochons, lapins, canards en quantité suffisante pour pourvoir aux besoins en viande, pas de machines à laver si gaspilleuse et polluantes de l’eau mais un recyclage des cendres, les fromages et le pain faits maison, les outils usés jusqu’au fil…

Que sont nos vies devenues ? Une course contre notre nature. Du toujours plus avoir qui nous fait passer à côté du mieux-être et mieux communiquer.
Des objets-rois que nous ne pouvons jamais réparer lorsqu'ils tombent en panne
car ils ont été conçus de telle manière que l'on ne sache où trouver les  pièces de rechange et encore moins ... les bricoler.
Mes grands-parents savaient réparer ce qui leur était utile au quotidien. Et nous? Nous acceptons de cautionner un monde qui ne mise que sur l'apparence et la possession, comme si celle-ci donnait du pouvoir. Mes aînés sont hélas passés par la dure épreuve du chômage: ils ont appris à faire un heureux tri dans ce qui n'est que superficie et futilité. A se passer de ce qui n'est produit que pour continuer de nourrir les actionnaires du sommet de la pyramide et détruit notre environnement: le plastique des manettes de consoles n'est pas biodégradable...


C’est donc tout un changement d’était d’esprit qu’il faut opérer, même si ces deux mots, «  Il faut «  et « Opérer » sonnent douloureusement. Que préférons nous ? Choisir cette voie là où qu’elle nous soit imposée dans l’urgence et la violence?
J’ai mal lorsque j’entends des adultes de mon âge dire  « Nos parents en ont bien profité, j’en profite aussi tant qu’il en est temps ». Et les générations qui nous suivent, ne devrions-nous pas leur donner l’exemple en prenant notre part de frugalité, au lieu de les laisser payer notre note ?

Beaucoup de nos concitoyens du monde misent sur les progrès de la technologie. Rien n’est moins certain que cette mise au monde de technologies productrices d'énergie qui assureront la même soi-disant qualité de vie aux générations futures. Rien n'est moins certain et cela est-il d'ailleurs souhaitable?

Dans d'autres régions du monde, la mise en commun des savoirs et savoir-faire permet aux plus pauvres de résister à cette vaste entreprise de destruction de l'humain qu'est la société de consommation. Leurs projets sont vivants et exemplaires de ce qui peut être inventé pour lutter sans détruire.

Alors un premier petit pas dans cette dynamique autre qui supposera de notre part à tous le renoncement volontaire à ce qui s'avère superflu.

Foin des déplacements lointains qui ne nous apportent pas grand chose
si doux de voyager près de ( chez) soi
et quand on voit de quelle manière le tourisme dit écologiquement durable profite essentiellement aux nantis de tous poils et non à la planète et ses habitants ... renonçons.
Refusons ces produits qui ne vivent que le temps de vouloir en posséder un qui marche encore plus vite encore plus beau encore plus cher.
Mon ordinateur portable Powerbook G4  Apple est agé de sept ans, je l’avais acheté d’occasion il y a cinq ans, en en prenant bien soin, il s’est en tout et pour tout planté une fois. Une fois en cinq ans... Qui dit mieux ?
Acceptons en hiver de moins chauffer nos maisons et nous couvrir davantage, c'est tellement plus sain.

Pour terminer ce premier article, et la présentation en sera à chaque fois identique, deux petites, toutes petites choses à mettre en œuvre, car ce sont aussi les petits gestes accumulés qui comptent:

Vous possédez un téléphone portable?
Gardez le même le plus longtemps possible,
ne vous laissez pas tenter par la nouveauté vantée dans les pubs.


Vous aimez les fruits ?
Achetez ceux qui sont vendus par des maraichers
et ont été élevés près de chez vous
mais
REFUSEZ-VOUS LE LUXE INUTILE DES CERISES
ET AUTRES FRUITS EXOTIQUES
VENDUS À LA NOËL DANS LES SUPERMARCHÉS.
Ils sont riches du kérozène gaspillé pour les transporter.




Mes arbres

I







Mes arbres. Compagnons de rêveries et d'émerveillement. Sans certains d'entre eux je serais morte.
Il y a les arbres de notre parc sous la neige,
frêles et puissants, défiant la froidure et le temps qui passe:



l'an dernier sous la neige



L'un de nos chênes en hiver, dont les branches semblent toutes à la joie de la neige tombée:


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Le même sous une lumière printanière, étincelant parmi les herbes:


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Certains arbres sont tous chargés de souvenirs. Ici nos filles et un cousin dans un marronnier multicentenaire en Irlande:




Enfants-dans-le-marronnier.jpg

Entre les bras d'un Tuya géant sur le Loch Kee en Irlande du sud, à la frontière de l'Irlande du Nord. C'était comme une cathédrale...


Sous-le-thuya-geant-2.jpg





Splendeur automnale, les grandes orgues des feuilles dorées d'une gingko biloba, l'arbre aux écus, le pourpre d'un liquidambar:
UN

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Les formes mystérieuses dans cette forêt d'Iraty où nous passions tant et tant de dimanches avec les enfants petits ou... plus grands:

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La splendeur scintillante des oliviers de Yelamos, en Guadalajara, au nord-est de Madrid:

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Les racines presque animales de certains oliviers multi centenaires, ici un dinosaure de bois:

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Le monde merveilleux des feuilles et des fleurs








Michel
   ( Coucou Miguel! ) est doué d'un talent fou pour voir le minuscule.
Il ne photographie que des fleurs sauvages Scabieuse éclose
Notre fleur préférée
pour son port si féminin
sa légèreté insouciante
son humilité de fleur des fossés et terres pauvres





Scabieuse nue de ses pétales en fin d'été
couleurs somptueuses et cils séducteurs


La même (ou une voisine) et sa punaise soucoupe volante...




Lomelosia stellata, scabieuse méditerranéenne
on dirait des chapeaux chinois...




La même en compagnie d'une copîne
dont les couleurs du masque se fondent à merveille
dans les pétales légers




Blackstonia perfoliata
la fleur sculpture


Platanthère Chlorenta
ma danseuse orchidée




Orchis Ustulata ou Orchis brûlé
femme fleur




Le vénéneux Sceau de Salomon
un équilibre prodigieux entre blancs et verts


Ophrys Insectifera



Le même de plus près ( taille: grain de riz)


Fleur d'aubépine de notre jardin
aux si délicates transparences...





Inconnue, je l'appelle fleur allumettes
peut-être une amourette?




Asphodèle d'Espagne





Androsace
fleur d'un demi-centimètre de diamètre
de la famille des primevères et poussant dans les montagnes



Linaires aux cornettes religieuses
pousse dans les bois doucement


Le Mélampyre
ne dirait-on pas un troupeau d'orignals ?
voyez leurs mufles et leurs bois...



Rien qu'en regardant ces photos, je sens monter en moi toutes sortes de contes
une danseuse effarouchée, un vaillant petit soldat
les cloches blanches dans la nuit, le troupeau de rennes affamé
et sur deux planètes lointaines
la dispute par antennes
interposées
de deux soucoupes volantes qui voulaient
diriger els amours de ce monde...


A suivre bien sûr...

Merveilleuse flore, page  fixe