dimanche 3 mars 2013

Voyage au bout de mon jardin * 25 *

Ici votre article


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                                             Automne. Lumière de vergers secs.



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                Un petit peuple se rassemble
                              resplendissant de bruns

              Ici la beauté est un arbre
                                     tout ramifié de flammes
                entre lesquelles chante un présage d'oiseaux

                                     C'est l'hiver
                mais encore infernale une couleur éclaire
                          la cendre du ciel


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Voyage au bout de mon jardin * 24 *



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L'automne nous a rendu de la fraîcheur. Et après deux mois de prostration forcée ( ou peut-être physiologique) mes fleurs et plantes m'accordent un répit en couleur avant de se fondre dans la nuit hivernale.
Devant la maison, feuillages gris, vert, noirs se mêlent autour du corail du Zinnia.

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Cette fleur de jardins de grands-mères est une pure merveille. Solide, mal aimée des prédateurs e tous genres, peu sensible aux maladies, elle s'offre en outre le luxe d'une relative sobriété: point besoin d'engrais et très peu d'eau lui suffisent.
Ses fleurons larges et denses, qui durent sur leur tige un bon mois sans se départir de leur superbe trouvent chez moi un écho en rose dans certains dahlias qui eux aussi ont affronté l'été sans trop de peine... enfin du moins pour quelques variétés plus solides que les autres. Celui qui se trouve ci-dessous offre des fleurs d'environ 20 cm de diamètre, tellement lourdes qu'elles peuvent plomber vers le sol.

Son prénom est Prince Vaillant et il porte bien son nom ma foi pour un individu qui a défié le temps et ses aléas...



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A ce rose pimpant répond la douceur d'une rose dragée, en l'occurence ici André le Nôtre, très parfumée et remontante. Elle me prépare encore à ce jour des boutons sur un feuillage très sain, et quoique plantée en pot:


bouton de rose


Au soleil, est apparue ma première et unique tubéreuse.
Les chats se couchant dans les potées ont quelque peu empêché la croissance des bulbes, mais l'une d'elles a tenu bon. Quel parfum divin! entre gardénia et jasmin... La tubéreuse était une fleur très prisée à l'époque de Louis XIV. Son parfum dense, voluptueux, inimaginable avait une utilisation particulière: pour savoir si l'une ou l'autre des nombreuses maîtresses du Roi était enceinte ou non, on posait à la nuit venue des bouquets de tubéreuses. Les vomissements des dames confirmaient la grossesse. Madame de la Vallière en garnissait spontanément sa chambre afin de défier la reine... officielle. Autres temps!

Aujourd'hui, la fleur accompagne les processions à la Vierge en Andalousie et au Mexique, son pays d'origine.



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Une de mes potées s'orne d'une célosie crête de coq, plante très amusante mais ponctuelle que je n'utiliserai plus, trop compliquée à faire se tenir droite...

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Tandis que contre le mur se répandent les fleurons parme d'un aster d'automne, Blütenmeeer, que nous nommons dans notre région " vendangeuse " . Il pousse presque sur du caillou, avec obstination et chaque année plus beau:


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Sur les talus d'ombre, les asters aussi sont au rendez-vous et les couvre sols divers se déplient à nouveau, pour un temps. L'hiver les prostrera sans vraiment éteindre leurs feuillages.




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Le long de la voie ferrée le temps des cosmos bat son plein. L'an prochain afin d'éviter d'exciter l'appétit des lapins pour ces fleurs, je les mêlerai à mes semis d'Ammi des jardins, qu'ils dédaignent.

Et surtout je sèmerai du Kochia, plante annuelle qui ressemble au couvre chef des soldats de sa majesté la reine d'Angleterre mais en vert. Plante qui atteint en quelques mois la taille de 1,30 m et constitue une bonne alliée aux zinnias, cosmos, et autres plantes faciles pour la jardinière novice que suis encore...
Ici de magnifiques paysages de Kochia ( entre autres) au Japon

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Dans les derniers rayons du soleil de ce début d'automne, le banc m'accueille. Très doux de bois, à l'ombre d'un chêne, j'y rêve aux dessins futurs de ce qui s'étend sous mes yeux. Couleurs, formes neuves, expériences auxquelles donner vie une autre fois.

Jardiner? Le bonheur...


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Claude Debussy, Rêverie pour piano:





Voyage au bout de mon jardin, * 23 *




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Quand s'est épanouie la Malope
j'ai compris que le temps
se montrait
plus clément.
Ses pétales délicatement vernissés et dessinés de veines
s'ouvraient sur de belles fenêtres vertes et ovales
promesses de fraîcheur enfin!


Et je bénis chaque jour de posséder quelques 500 mètres de plates-bandes
installées dans l'ombre ou la mi-ombre.
Car en dépit de la sécheresse et de la canicule
alors que dans le reste du jardin il fallut souvent faire la chasse au sable
tout y est resté fleuri et opulent: Belle de nuit, pétunias, gauras, anémones etc.


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Bien sûr, parfois,
le lamier White Nancy  a rentré sous terre ses feuilles blanches si lumineuses
comme on le voit en bas de la photo.
Bien sûr, les oeillets de Chine
qui fleurirent de mi mars à mi Juin
se limitèrent deux mois durant à conserver pimpant leur feuillage
mais quelques boutons pointent à nouveau:

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Bien sûr les feuilles de l'anémone du Japon furent un peu " rousties " et ses hampes courbées
mais dans l'ensemble tout a affronté vaillamment ce combat étrange et si long contre l'été:


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C'est désormais aux asters d'illuminer l'automne. Je les aime pour leur floraison généreuse et si variée dans ma pauvre terre:


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Ils se sont même re-semés et entourent de leurs hampes brouillonnes les feuilles brillantes des hellébores qui se préparent pour Noël:

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Quand il fait prsque nuit,
on les devine encore, tels de petites lampes sur la terre ameublie:



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Un autre encore, une des nombreuses variétés de Aster fellowship, aux fleurons plus larges et d'un rose pétillant:



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Plus loin, l'hellébore Corse contraste joliment avec le bleu vert du lamier. Photos non retouchées....

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Les délicieux escaliers de rondins fabriqués par Michel apportent une douceur un peu nostalgique à ce talus que peu à peu je fleuris de vivaces, couvre sols, arbustes et annuelles:


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Mais si j'aime les fleurs, les contrastes de feuillages me plaisent tout autant. Devant la maison et du premier plan jusqu'au fond, se succèdent le feuillage vert tendre et si joliment découpé de la pivoine arbustive, le gris duveteux du Stachys byzantina, le vert plus claquant du zinnia elegans en fleur, le pourpre noir de l'ipomée batata, le gris de la céraiste tomenteuse et le parme des pétunia... Le tout logé sous un pot de bambous et un érable du Japon.


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Tchaïkovsky, Septembre ou la Chasse, extrait des Saisons:





Voyage au bout de mon jardin, * 22 *




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Mi-août. Bientôt. Quelques couleurs pimpantes s'acharnent à pétiller sous la canicule. Protégées par du paillis de bois, leur terreau maintenu humide grâce à des grains rétenteurs d'eau, elles m'enchantent de leur floribondité. Il faut dire que ces deux procédés m'économisent bien des arrosages et maintiennent en vie les fleurs qui sinon mourraient bien vite!
Ci-dessus, des Pervenches de Madagascar.
La terre devant la maison est de graves. Autant dire des cailloux mélangés ... à des cailloux. Très pauvre, seules quelques variétés un peu chameau comme l'alysse odorante, les tulipes botaniques, la céraiste tomenteuse, les belles de nuit et les roses trémières s'en contentent. Mais leurs floraisons, quoique remontante à l'automne pour la quasi totalité d'entre elles laisse un été presque entier vide de fleurs.

Je plante alors des annuelles. Mais j'ai beau amender mon sol, il est si aride et poreux que les plantations végètent. L'an prochain, je m'épargnerai fatigue et dépenses d'eau en multipliant à nouveau les potées fleuries maison comme ci-dessous le long de la plate bande donnant sur la rue:

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Le rosier André le Nôtre m'offre quelques boutons bien courageux dans sa potée...

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Sans doute une envie de rivaliser avec les énormes boutons floraux de l'hibiscus des marais :

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Les fleurs de celui ci font environ 20 centimètres de diamètre et pour couronner le tout, ce pied qui a survécu en pot à l'extérieur et par moins 15° quelques jours durant, a supporté la neige et le froid hivernal, m'offre des fleurs blanches ou pourpres au choix, sur la même plante!!!

Les pétunias et l'ipomée batata noire se tendent vers le soleil, qui ne les dérange jamais, bien au contraire... Et j'ai beau savoir que si je veux des fleurs dans ce pot jusque octobre pu novembre il me faudrait me résoudre à tailler un peu ces tiges si fournies, je n'y parviens pas, tant il est jubilant de voir s'allonger depuis bientôt trois mois ces trompettes parme clair au coeur noir. Jusqu'où grimperont-elles ????


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Dans la potée voisine, le lierre consomme toute l'eau dont aurait besoin le pétunia pour fleurir comme son voisin du dessus. J'y penserai l'an prochain:

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Contre le muret qui nous sépare de la rue les belles de nuit se parent de jaune anisé et de rose. Des années que j'essaie de supprimer ces plantes dont les carottes deviennent énormes avec le temps, mais toujours il doit en rester un morceau qui survit à l'épreuve... car cette association de deux nuances de me plait pas, mais alors pas du tout!  Difficile cependant de choisir quelle couleur sortira quand on sême des belles de nuit.


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Les dahlias ne sont pas en reste. Un peu d'eau et cela repart!
Chez nous, en dépit d'hivers parfois rigoureux, ils restent en pleine terre.
Ce dahlia décoratif fait environ 1, 50 m de haut et déploie depuis début juillet ses larges corolles mouchetées de pourpre, dont certaines touchent le sol tant la plante est lourde et mal étayée:


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Les autres dahlias, de la variété pompon, repartent doucement après une période de calme. La chaleur a pour effet m'a expliqué Michel, de ralentir les échanges métaboliques des plantes en plein été. Arroser trop ou engraisser ne sert à rien. Ces explications me rassurent tant la désolation qui saisit mon jardin entre juillet fin aout me navre...
Attendre et laisser faire la nature en surveillant tout de meme que rien ne soit brulé...


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Le fond de la photo donne idée de la sécheresse chez nous... De la paille!!!


Devant la cuisine, le rudbeckia fulgida que m'avait offert Corinne étincelle de ses petits soleils au coeur noir. 90 cm de haut, sobre, terre acide:

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Sur la rocaille d'ombre, quelques couleurs chantent encore au milieu du gris:

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Il me tarde vraiment la fraîcheur de l'automne tant je suis pleine d'idées de changements et déplacements de plantes, tant j'ai envie de voir se rouvrir les feuillages prostrés...



Voyage au bout de mon jardin, * 21 *




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Mi-juillet. L'effervescence vouée aux jeunes feuilles et à l'abondance de fleurs semble se calmer, comme si ce qui se joue sous terre avait reçu signal d'une inversion des forces. Mais grâce aux pluies abondantes, le jardin est bien vert et cela change des années paillasson...

Hier j'ai parcouru tous les sentiers désherbés de mes mains dans cet espace d'un hectare.

Désherbés, cela signifie aussi entretenus au quotidien et surtout parcourus chaque jour afin de tasser la terre et empêcher les jeunes pousses de revenir...

J'ai créé ainsi quelques 800 mètres de sentiers, bordés de cailloux et de fleurs sur de splates bandes aux configurations fort différentes, soit de plain-pied, soit accrochées à des talus abrupts.... 7000 cailloux environ cueillis dans le jardin et disposés patiemment à la main !!!!
Je ne suis pas peu fière!
Dans un coin la Jacinthe du Cap illumine de ses si jolis lampions une aire d'ombre sous un chêne. La plante, étonnante de forme et de vigueur, monte sa tige à plus d'un mètre de haut et promet de faire au bout de quelques années une belle touffe. J'adore cette forme de fleurs, campanulées et aussi discrètes que des cornettes de religieuses.


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Juillet est le mois des dahlias et de toutes les annuelles et bulbes dits " non vivaces " qu'il est conseillé de rentrer pour l'hiver mais qui dans nos régions de climat assez doux ( quoique... - 15° l'hiver dernier...) restent sagement en terre sans jamais dépérir. Ici, un dahlia simple rose bonbon, aux étamines dorées, qui ne cesse de fleurir depuis un mois et demi:


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Ci-dessous, un dahlia pompon, Wizard of Oz,   aux belles fleurs délicates dans la paume - on a envie de les caresser comme un petit animal. Ils accrochent merveilleusement la lumière. Il est certain que celui-ci fera partie d'une  prochaine commande...


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Entre les fleurs de la lavatère arbustive, un beau dahlia décoratif essaie de se montrer, mais il est un peu engoncé dans l'habit de sa voisine, je le déplacerai à l'automne:



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Un autre, que tout le monde déteste parmi mes proches, car de nuance trop vive. Je dois avouer être un peu déçue, je m'attendais à une fleur unie, non à ces panachures blanches qui rendent l'aspect général très artificiel. Qu'importe, la fleur est grosse comme une grande grande assiette, alors...!

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Mais le plus beau ( à mon goût) est le dahlia Bishop ofAuckland, pourpre presque noir ou rouge vermillon selon l'angle d'attaque de la lumière et dont le feuillage presque noir lui aussi est une splendeur. Il me faudra cependant l'an prochain, pour mieux le mettre en valeur, planter contre lui une plante à feuillage argenté sur laquelle il déploiera ses feuilles bien charnues et élégantes. Une absinthe peut-être?

Ou mieux encore, des Stachys Byzantina ( super chouette plante chameau qui supporte sans se plaindre soleil, mi-ombre, ombre, sol sec ou modérément humide, très pauvre, qui grossit de mois en mois de manière étonnante et se propage comme les fraisiers, et que chacun aime à caresser, tant elle est douce comme une peluche)  dont je n'aurai qu'à prélever des rejets sur mes propres plants?



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Tout contre lui, l'échinacée pourpre, en l'occurrence ici blanche et prénommée White Swann, ( Cygne blanc) m'étonne de la durée de vie de ses fleurons. Cela fait bientôt deux mois que chaque fleur a éclot!!! et elles s'affirment encore aujourd'hui, qu'il pleuve, vente ou fasse très sec, presque aussi belles que le jour de leur naissance. Certes leurs pétales retombent chaque jour davantage, mais elle ne les perd pas en vieillissant et son cône doré dur comme un quignon de pain rassis grossit de jour en jour!

Etonnante marguerite du Nord-est canadien, qui était considérée par mes ancêtres Indiens comme LA plante médecine...


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Dans un pot, le rosier André le Nôtre se pare enfin de fleurs, énormes et très odorantes:


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Tout à côté, vêtu de modestie et les pieds bien au frais dans des brassées d'alysse odorantes qui répandent alentour leur sillage de miel, un Cosmos double se réchauffe comme papillon:

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Derrière la maison, les impatiences se mélangent doucement aux azalées et à l'immortelle de l'Himalaya, merveilleuse plante elle aussi, très sobre et florifère qui s'étend sans faire de bruit en beaux coussins argentés:



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Mêmes couleurs et mêmes fleurs ( et pour cause, l'arrière de la maison est à l'ombre) qui peu à peu s'échappent de leurs feuilles. Elles fleuriront jusque la première gelée sans discontinuer:


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Et notre petit banc, ne dirait-on qu'il se trouve là de toute éternité, dans cet écrin de verdure dont je peine désomais à me souvenir de quelle jungle de ronces, cigues, phytolaque et autres renouées il était alors cousu?



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Un peu plus loin en avançant sur le chemin, mes pétasites de l'arboretum de Balaine s'accrochent au talus. Elles m'ont gratifiée vers la mi janvier d'une fleur à l'odeur de vanille, étonnante et rare...

Leurs feuilles font désormais 40 bons centimètres de diamètre. Encore un petit effort pour atteindre les 90 et surtout le mètre de hauteur! Je leur souhaite surtout de bien remplir leur rôle de couvre sol increvable sur ce coin pauvre, où j'accède mal avec mon arrosoir, et voudrais bien pourtant éradiquer définitivement la mauvaise graine!



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Le long de la voie ferrée, en face de ce que vous voyez dans la première photo de cet article, j'ai à grand peine sur un an travaillé une plate bande. Le sol y est de qualités très inégales et diverses: argileux, puis rocailleux, puis sableux, puis riche, puis acide, puis calcaire!!! Un vrai casse-tête!  Mais avec quelques soins et beaucoup d'efforts, mes semis sortent: alysse odorante qui se re-sèmera, escholtzias idem, zinnias sans manières qui poussent partout et avec si peu d'eau, au point que pour ce coin ci du jardin, je ferai l'impasse l'an prochain sur les cosmos qui n'y ont presque rien donné et ne sèmerai que des zinnias. Des blancs, des roses, des fushias...

Et puis cette ombelllifère majestueuse, qui culmine à un mètre et davantage et depuis plus d'un mois éclaire ce coin désert et peu accueillant, j'ai nommé le ci-devant Ammi des jardins:

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Ah qu'il est bon d'avoir des projets, même quand la saison bien avancée commanderait de se calmer un peu...