jeudi 14 août 2014

La vie le temps qui vont



Il y a bien sûr le souffle des mots

ces formes nées de nulle part
sans rapport apparent aux mouvements
eux-mêmes insolites
de la vie et du temps qui vont


Il y a bien sûr
dans le noir de l'enfance
des fantômes bruissants de belles transparences
images printanières aux lames affûtées
petits soupirs légers qui maintiennent debout
tous les effondrements



Mais tu es ici.

Où le vent souffle avec force
sur les silhouettes cachées au contre jour
tu viens de dessiner tes massifs de printemps
sortir de terre entrer en terre
ta vie ta mort
à l'image des fleurs

Et tu ne pleures plus à force de regarder.